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Et je suppose que ça ne pose aucune question sérieuse sur la manipulation génétique, pas plus que "The Island" (beurk !) mais bon, tant pis...
Ouais non, aucune. Enfin les trucs de base habituels, pour embrouiller les critiques qui ne regardent jamais de fantastique et croient que c'est la première fois.
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Sarah Polley, entre parenthèses, c'est pas la blonde qui jouait dans "l'Armée des morts" (remake du "Zombie" de Romero ?) Voilà un petit film sans prétention mais bien fichu. Regardez juste les dix premières minutes/le générique et, oh la la... L'apocalypse en raccourci, avec une efficacité capillotractrice, sur une chanson de Johnny Cash.
Yes ! L'intro est mortelle, mais tout le film est bien, en fait. Par contre, alors par contre, le
Zombie de Romero, quel putain de chef d'oeuvre, pour le coup. Ca c'était vraiment, vraiment bon. Alors après Romero nous a pondu une succession de suites toutes plus nazes les unes que les autres, mais
Zombie, c'te claque (remonté pour l'Europe par Dario Argento dans sa période de folie créatrice, en plus)...
Et à propos de Dario Argento, mes amis, avez-vu cet objet halluciné et fascinant qu'est
Suspira ? Ca aussi c'est un chef d'oeuvre, le genre de film pour lequel l'expression galvaudée "on n'a jamais rien vu de pareil avant" se justifie, qui ose plein de trucs expérimentaux, s'affranchit des carcans scénaristiques pour tendre vers une logique de cauchemar, et utilise tous les moyens possibles pour transformer le spectacle en expérience sensorielle totale. Argento était cinglé ou carburait à la coke à cette époque, c'est pas possible autrement. Dans son film précédent,
Profondo rosso (
Les frissons de l'angoisse, en VF), il y avait déjà des fulgurances, on sentait qu'il se passait quelque chose. Il a atteint un sommet d'expressionisme avec
Suspiria, a encore eu un soubresaut juste après avec
Inferno (où là clairement, la note d'intention devait être "rien à battre du scénario, je veux juste vous faire chier dans vos frocs"), puis a fait comme Romero, et n'a plus réalisé que des merdes.
Ca a un peu vieilli (ça date de 1969 je crois) mais qu'est-ce que c'est beau et perturbant...
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"Wolfman" quant à lui, pas mal dans sa version "director's cut" avec quand même vingt minutes de plus, m'a rappelé une remarque que je me fais depuis quelques temps : quelle époque bizarre ! De plus en plus souvent le réalisateur d'un film nous explique qu'on ne verra pas le film qu'il a voulu en salle, mais qu'il faudra attendre le DVD, avec diverses scènes coupées, une fin alternative, et que là c'est le vrai truc. Paradoxal quand on y pense !
J'avoue que je ne comprends pas non plus pourquoi on ne montre pas les versions director's cut directement au cinéma, puisque c'est le vrai film. Surtout qu'en général ça ne change strictement rien à l'histoire, c'est juste un approfondissement à coup de scènes un peu plus longues. C'est pas comme si ça devenait brutalement trop sombre pour plaire aux jeunes spectateurs ou je sais pas quoi...